6 juin 1964 : Congrès constitutif de l’A.M.i - Association nationale de défense des Malades invalides & infirmes

L’A.M.i se veut une organisation revendicative, son action résolue au service de l'ensemble de personnes handicapées, quelle que soit l'origine de leur handicap. Polyvalente, si elle n'a malheureusement pas retrouvé ses effectifs d'autrefois, elle est très présente dans une dizaine de départements. 


L’A.M.i participe dans la mesure de ses moyens à la défense des droits et de la dignité de toutes les personnes malades et handicapées, quelque soit l’origine et la nature du handicap ou de la maladie.

Les lois de 1975, ont été une étape vers la reconnaissance de droits, évidents pour tout autre citoyen, comme la scolarité, le travail et la formation professionnelle, l’accompagnement et l’aide à ceux qui ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins ou qui désirent vivre le plus autonome  possible.


1967-1968 : Nombreuses actions nationales où associations, partis, syndicats, mutuelles, agissent contre les Ordonnances qui s’attaquent à la sécurité sociale.

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Les comités A.M.I (ex FNLA) en 1964

Allier
Bouches du Rhône
Cher
Côte d'Or
Gironde
Hérault
Indre et Loire
Isère
Morbihan
Pas de Calais
Rhône
Savoie
Seine Inférieure
Tarn et Garonne
Vosges
Yonne

à Paris : Vè, XIè, XIIè, XIXè, XXè
en Banlieue parisienne : Bagneux, Drancy, Vitry, Villejuif



1965

Les 19-20 octobre 1968 à PARIS - XXVè congrès de l'A.M.i


L’A.M.i, association non gestionnaire, mais revendicative se consacre, depuis 1964, à la défense des intérêts des personnes malades et handicapées.
Animée bénévolement par des personnes malades, handicapées, des parents, elle est bien placée pour connaître les besoins et les difficultés de cette catégorie de population qui aspire  à partager les même droits  et les mêmes devoirs que tous les citoyens, dans le respect de leur dignité et des principes  affirmés par la déclaration des Droits de l’Homme.

L’A.M.i dénonce l'abandon d'une véritable politique sociale de solidarité nationale et le mercantilisme de la santé. Cela se traduit par l'exclusion et la marginalisation d'un plus grand nombre de personnes malades et handicapées et de leurs familles.

L’A.M.i isolée ne peut avoir d'efficacité, aussi il nous paraît important d'orienter notre action dans les directions suivantes :
- entreprendre une action large d'information des malades, des handicapés et de la population.
- rechercher ceux avec qui une action efficace peut être entreprise en matière de santé (syndicats de travailleurs, mais aussi associations familiales, professionnels de santé, de l’action sociale...)

La question des moyens est déterminante puisqu’elle conditionne la création et le fonctionnement des établissements, les conditions de vie à domicile et l’intégration dans la société.

C’est devant la carence de l’Etat que les parents ont créé des structures d’accueil. Un état moderne doit s’engager vers l’ouverture du Service Public à tous, et les établissements privés devenir l’exception.

L’AMI rappelle la nécessité de développer réellement l’insertion professionnelle en milieu ordinaire

Le droit aux soins passe par une politique nationale de prévention  et de dépistage, à l’école, au travail, dans le quartier, avec le suivi, l’aide, l’accompagnement. Nous sommes attachés à la préservation de notre système de Sécurité Sociale. Toute personne malade doit pouvoir accéder à une médecine de pointe.

Les ressources doivent être portées à 100% du SMIC net et revalorisées en fonction de l’évolution de cet indice, y compris pour les personnes handicapées inaptes à l’emploi (Allocation Adulte Handicapé).

Il faut s’engager fermement dans la construction de logement sociaux accessibles et aménageables. Les personnes handicapés doivent avoir accès aux transports publics, aux bâtiments publics et la loi sur l’accessibilité doit être imposée à toutes les nouvelles constructions, réhabilitations et rénovations.

Les personnes handicapées doivent pouvoir exercer les sports et les loisirs de leur choix.

Les questions de bioéthique sont d’importance : il faut interdire l’exploitation des tests génétiques par les employeurs, les banquiers, les assureurs. La médecine prédicative doit servir et non exclure.

Les associations jouent un rôle important en France et sont la garantie d’une vie démocratique et de l’expression des citoyens. Elle doivent être aidées pour assurer leur mission ; leurs activités doivent être exonérées de la TVA.